vendredi 1 janvier 2010

Sur le toit d'Arequipa, au sommet du Chachani, à 6075 mètres d'altitude

Le 30 décembre, la veille du réveillon, nous partons pour une nouvelle excursion qui doit nous amener au sommet du Chachni, un volcan éteint depuis bien longtemps. Son sommet se trouve à 6075 mètres d'altitude, soit plus d'un kilomètre au-dessus du sommet du Mont-Blanc: le défi est de taille.

Monter à une telle altitude n'est pas facile, car le taux d'oxygène y est beaucoup plus faible: le corps a donc plus de mal à fonctionner, surtout lorsqu'il ne s'est pas habitué à la vie en altitude.

Nous partons dans la matinée d'Arequipa, pour un trajet en voiture de 3 heures qui nous amène au départ de la randonnée à 5000 mètres d'altitude. Après une grosse demi heure de montée, nous arrivons au camp de base, à 5400 mètres.




Quelques photos du camp de base

Une mer de nuages vient se deployer à nos pieds

Steve prend des forces pour la bataille du lendemain


Après un dîner léger fait d'une soupe et d'un plat de pâtes carbonara, nous allons nous coucher tôt à 17 heures. Mais à cette altitude, il fait très froid la nuit et nous ne fermons pas beaucoup l'oeil. A deux heures du matin, c'est le réveil et nous partons à 3 heures, éclairés par nos lampes frontales, après une tasse de thé chaud et un petit déjeuner léger.

Menés par notre guide, nous marchons escortés par la lune, sous l'oeil des volcans géants, et avec les lumières d'Arequipa endormie en-dessus de nous.


Au lever du jour, un peu avant 5 heures du matin, nous avons déjà effectué une bonne partie de la randonnée, mais reste le plus dur pour arriver au sommet du Chachani. Les paysages sont très désertiques, lunaires par endroit: pas la moindre source d'eau ici. Nous découvrons émerveillés la vue sur le volcan Misti, le seul de la région encore en activité, et sur les autres montagnes multicolores.










Petite vue sur le Chachani avant la dernière montée

Et petite photo pour se donner du courage...
Alors que Steve continue sans trop de problèmes l'ascencion du volcan, Guillaume commence à sentir les effets du mal de l'altitude, liés au manque d'oxygène: forts maux de tête, problèmes de digestions entraînant des vomissements... son estomac ne peut même plus accepter une gorgée d'eau, et c'est donc complètement déshydraté qu'il finira la randonnée. Mais malgré les difficultés, nous finissons par atteindre le sommet du Chachani, épuisés mais heureux d'avoir réussi notre défi.











La redescente vers le camp de base, alors que le soleil commençait à taper vraiment fort, ne fut pas facile, mais nous arrivâmes finalement à bon port, des images superbes plein la tête.

mardi 29 décembre 2009

Le centre historique de la ville d'Arequipa: ses couvents, ses églises.

Le 29 décembre nous profitons d'une journée de repos bien méritée entre la visite du canyon de colca et l'ascension du Chachani, le plus haut smmet entourant la ville d'Arequipa.

Nous profitons également de la journée pour visiter quelques trésors architecturaux du centre historique d'Arequipa.

Première étape au monasterio Santa Catalina, sans doute le bâtiment le plus impressionant d'Arequipa, véritable ville dans la ville.

Fondé en 1579 par une riche veuve espagnole, ce couvent dominicain (un ordre religieux fondé par Saint-Dominique) abrita jusqu'à 450 religieuses issues de riches familles espagnoles.

La visite du couvent permet de découvrir le quotidien de ses pensionnaires, qui vécurent coupées du monde jusqu'à ce que le pape Jean-Paul II ne les autorise à communiquer avec l'extérieur et à sortir du couvent en 1985.Le couvent ne compte plus aujourd'hui qu'une trentaine de religieuses.

Petite visite du couvent en photos

La cour du silence où trône un superbe ficus

Le cloître des novices, on appelle ainsi les futures religieuses n'ayant pas encore prononcé leurs voeux





La chambre d'une jeune novice



Une cuisine du couvent

Les toilettes des religieuses au 19ème siècle, une chaise de bois percée d'un trou

Les nombreuses rues du couvent, qui portent le nom de villes espagnoles: calle Cordoca, calle Sevilla, calle Malaga...








Les petites places ornées de fontaines

Le cloître des orangers

Le cloître principal près de l'église de Santa Catalina




Les jardins où les religieuses aimaient à se promener


Le parloir où elles pouvaient communiquer avec leurs proches cachées derrière une grille


La salle consacrée aux veillées funèbres lors de la mort d'une religieuse

Après la visite du monasterio Santa Catalina, nous entrons brièvement dans l'église Compañia. Elle fut fondée au XVIIème siècle par les Jésuites, un ordre de moine qui exerça une grande influence dans le monde entier. En plus de la superbe façade extérieure, on peut admirer un beau retable de bois sculpté doré, et une crèche installée à l'occasion des fêtes de Noël.




Enfin, dernière visite de la journée au monasterio Santa Teresa, couvent carmélite, un autre ordre religieux. Un peu moins impressionante que celle du monasterio Santa Catalina, la visite du couvent de Santa Teresa est tout de même très intéressante. On y admire un joli cloître entourant un magnifique jardin, et on traverse des salles ornées de peintures, de sculptures, et de photos qui permettent de découvrir le quotidien des 21 religieuses occupant le couvent.






Contrairement aux religieuses dominicaines de Santa Catalina, les religieuses carmélites de Santa Teresa n'ont absolument aucun contact avec l'extérieur et vivent ici coupées du monde, se consacrant à leur vocation de prière.